Bâtisseurs de croissance

Cela peut paraître paradoxal étant donné que les dirigeants d’entreprises ont sous leur ordre de nombreuses personnes, cependant la solitude du chef d’entreprise est une réalité à laquelle tous les dirigeants peuvent être confrontés un jour, et ce quelle que soit la taille de leur entreprise : seul aux manettes de son entreprise, seul face à ses décisions, seul à en assumer les responsabilités. Pour être le meilleur dirigeant possible, il est donc impératif de chercher des solutions pour sortir de cette solitude !

Les besoins du dirigeant

Pour assumer au mieux sa fonction, le dirigeant éprouve un certain nombre de besoins auxquels il doit répondre. Tout d’abord, un dirigeant est un éternel apprenant : il a besoin d’apprendre pour avancer, et ce de manière continue tout au long de sa carrière. En effet, l’apprentissage permet d’enrichir ses pratiques de dirigeant.

Dans cet objectif, l’entraide entre dirigeants peut s’avérer essentielle, ne serait-ce que par le soutien collégial qu’elle apporte. De ces échanges peuvent naitre des solutions opérationnelles, directement applicables au sein de l’entreprise.

Enfin, il est essentiel pour un dirigeant de développer son réseau. Chacun des dirigeants peut intéresser un de ses confrères, que ce soit en tant que partenaires, clients ou encore fournisseurs. Disposer de recommandations et de contacts préconisés peut s’avérer fort utile ! Ainsi, l’une des missions d’un chef d’entreprise est d’aller à la rencontre de ses interlocuteurs afin de nouer avec ces derniers un lien personnel.


L’intelligence collective au service du dirigeant

Pour se sortir de cette solitude, le dirigeant peut compter sur l’intelligence collective. Plusieurs pratiques consistent à mettre en relation des chefs d’entreprises entre eux afin qu’ils s’entraident. Du co-développement nait une synthèse d’expériences qui trouvent leur force dans leur complémentarité. Même s’ils ne se connaissent pas en amont, l’interaction entre dirigeants, en d’autres termes le partage de leur expérience respective, peut constituer une indéniable plus-value pour chacun d’entre eux.

L’apport est d’autant plus important que les profils sont diversifiés, d’après le « terreau généreux de l’hétérogénéité ». Dans cet objectif, les ateliers de co-développent fleurissent un peu partout en France, signe du besoin qu’ont les chefs d’entreprises de consulter des personnes différentes afin d’échanger et de trouver des solutions à leurs problèmes ou de prendre de bonnes décisions. Même si l’apparence peut être trompeuse, cette méthode collaborative est une pratique de développement qui n’est pas de la formation. En effet, c’est un dispositif formateur grâce au partage d’expériences qui facilite l’enrichissement mutuel.

Il s’agit donc de mettre la force et la ressource du groupe au service du développement de chacun, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Loin d’être une innovation récente L’ère collaborative a vu le jour au Canada dans les années 1980. Le co-développement est basé sur une méthode structurée et positive qui permet de tirer le meilleur du groupe : par le biais de situations opérationnelles vécues par les participants, le groupe donne vie à la mise en situation sociale de collaboration, au plus près de la réalité du monde du travail. De cette méthode collaborative vont découler non seulement la résolution des problématiques apportées par les participants et aussi des recommandations mutuelles pour s’améliorer, toujours riches d’enseignements bénéfiques pour tous.

Conclusion : Contribuer au bien commun en s’aidant soi même

Le co-développement rend possible une double entraide : d’une part, on s’enrichit individuellement des échanges nés avec autrui, tout en contribuant d’autre part au bien commun, par la réciprocité de ces interactions. Chacun y est donc gagnant !

Anne Delestan

 

2018-02-22T13:47:14+00:00

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